Le bâton de marche

3.3.03

 

Le troisième jour du troisième mois du troisième millénaire

Bin c'était aujourd'hui. J'ai sans doute loupé quelque chose aux infos (pas regardées, en fait), mais cette date faisait fantasmer pas mal de monde. Le 3/3/3. En plus le chiffre trois, c'est mon porte bonheur (quand on additionne tous ses chiffres dans la date de naissance). C'est un chiffre qui revient souvent, chez moi, aussi. Mes parents ont eu 3 garçons. Je suis né 33 ans jour pour jour après Hiroshima... Que des conneries en fait: il ne s'est rien passé aujourd'hui !
En tous cas, la World Prayer Team (si, si, ca existe...) organisait une prière spéciale, en demandant à tout le monde de prier à 15h33 (dans son fuseau horaire respectif): The Holy Spirit is moving in a mighty way, and is calling His people to pray on this date. The very best thing we can do is to respond to His call and pray! L'appel de mon cul, vous l'avez entendu ? J'aime bien me moquer de ce genre de trucs. Même si c'est pas spécialement intelligent. Je trouve que prendre les gens pour des cons sous prétexte de religion, c'est quand même l'arnaque la pire qui existe. La médecine de Sainte Hildegarde, les apparitions... gna gna gna... Enfin, tant qu'ils se contentent de prier, ils font de mal à personne.
Jusqu'à preuve du contraire, la plus belle prière à mes yeux, c'est l'action.

Abandonner... ou persister... ???

Quand faut il laisser tomber ? Comment peut on savoir que ça vaut encore la peine de s'accrocher ? Quand on laisse tomber, on peut plus savoir que ça serait devenu terrible si on avait attendu encore un peu. Et si on s'accroche alors qu'on devrait pas, on peut penser que ça va s'arranger. Le serpent se mort la queue et on reste sur notre popotin.
Vendredi après midi, je me suis pris "ma claque". Cet orchestre a un bon niveau. Un très bon niveau, "pour des amateurs". Et moi, en une semaine et 3 répèt', je dois arriver "salut, c'est moi... faciiile...". Je me suis dit "bon, je vais voir les partoches samedi au calme, ca va aller, c'est normal". Samedi matin, je me lève, et après avoir un peu tourné en rond, admiré le pc du cousin... j'empoigne le taureau par les cornes et m'attaque à ma frayeur. Après une petite demi heure, je me suis rendu à l'évidence: pas possible de jouer ça en concert en une semaine. Après conciliabule avec les frangins et le cousin, qui me conseillaient d'aller quand même à la répèt de l'après midi, j'ai appelé et laissé un message au chef: toutes mes excuses, mais "je crois que ca va pas être possible" (j'aime bien les conseils). Rappelé trois heures plus tard, il me convaint de venir. Il se rend bien compte de la difficulté mais ce dont il a avant tout besoin, c'est un effectif étoffé. Pour les passages doux (= faciles). Pour les autres, j'ai suffisamment d'expérience pour passer en mode "play back" si ca tourne mal. Alors j'y suis allé. Et ca s'est bien passé.

Maintien du cap

Dans son "Traité des 5 roues", Miyamoto Musashi affirme qu'en cas de mauvais moments, il faut bien garder son but en tête, et ça va tout seul. On serre juste les dents. Comme un bateau en pleine tempête qui garde la ferme volonté d'arriver au port. J'ai donc repris ma recherche de job. Envoi de cv. Base de données. Je sais pas très bien où tout ça va m'amener, mais je sais que je veux trouver un job. En finir avec ce compte en banque anorexique. Oublier cette "colloq' " avec un frère trop grand pour être encore ici. La ferme volonté d'arriver au port, en fait.
C'est pas très compliqué finalement. Juste regarder où on pose les pieds.

Adieu mon amie

Bon vent, bonne route. Que la chance soit avec toi. Tu ne m'as pas pardonné, ce qu'on pourrait quand même attendre en premier d'une amie, alors tant pis. Oui, j'assume mes conneries. Mais tu aurais pu avouer que tu n'es pas non plus toute blanche dans cette histoire. Enfin, c'est pas grave, ça n'a plus d'importance. J'en prends l'entière responsabilité puisqu'il en est ainsi. Je comprends qu'il est difficile d'admettre que quelqu'un qu'on aime puisse se révéler... humain. Dans le sens le moins noble du thème. Ce qui ne veut pas dire que je suis 100% du temps un horrible type (enfin, je crois pas). Mais il peut arriver de chuter. Et dans ces moments, une main pour se relever, c'est quand même drôlement agréable.
Ta mise au point a été claire, mais parfois, j'ai le sentiment de ne pas y avoir fait "la réponse attendue". J'ai assumé. Présenté mes excuses. Tenté d'enterrer l'affaire, qui manifestement te dérangeait tellement. Je ne sais pas si c'est ce que tu voulais.
Je crois maintenant qu'on aurait dû exposer les faits en pleins jours, les observer sous tous les angles, en discuter, prendre des mesures, avant de les mettre au trou. Parce que regarde le résultat.
Adieu.